Crache ses maux dans ses mots.

Crache ses maux dans ses mots.
Moi. 16 ans. Plus de Maman. Un père qu'elle déteste par dessus tout, qu'elle hait plus que la haine en elle même. Une Deuxième Maman qu'elle aime plus que tout au monde. Est tombée dans l'automutilation. Vit dans l'enfer des TCA. Deux ans d'autodestruction. Ecris pour oublier. Aime aimer, sourire. Déteste deux mots : cancer, métastase. Essaie de se relever. Commence à se reconstruire. Y arrivera un jour. Moi : Mademoiselle M.

Mademoiselle M.

# Posté le dimanche 21 septembre 2008 14:03

Modifié le jeudi 06 août 2009 16:54

Rien.

Rien.
« Salut ma puce... Comme je te l'ai dit, occulte ce qui te mine... Et reprend tout du bon côté... Ceci pour toi d'abord, puis pour ton frère et évidemment ta maman... Ensuite aussi pour ceux qui t'aiment comme moi par exemple...Tu as vu ta beauté lorsque tu souris alors s'il te plaît continue en aimant ta vie et ceux qui te sont chers. La vie se crée sur des multitudes de souvenirs bons ou mauvais... Ta force te permettra de surmonter plus que tu ne crois... Au fait - jute pas évidence, je t'aime aussi. »

La force de chacun de tes mots me donne le courage d'avancer chaque jour un peu plus.

Mademoiselle M.

# Posté le samedi 27 décembre 2008 11:29

Modifié le jeudi 30 avril 2009 15:11

Le simple dégoût de mon reflet, je vous hurlerai simplement que je me hais.

Le simple dégoût de mon reflet, je vous hurlerai simplement que je me hais.

___ Réussir à poser des mots sur ses maux. Savoir les expliquer, les définir. Parce que tout d'abord on ne commence jamais une phrase par « parce que » et qu'ensuite je pourrai remplir des pages et des pages en écrivant seulement « j'ai mal » mais après tout, on peut avoir mal à différents endroits, de différentes manières.

___Imaginez une équation ou plutôt un système d'équation qu'on ne peut pas résoudre. Un système d'équation à quatre inconnues. Imaginez un jeu de société auquel vous jouez tous les jours. Un jeu dans lequel les dés sont maître, un jeu dans lequel ils vous envoient sur la case « échec » à chaque tour. Un jeu auquel vous perdez tout le temps.

___Imaginez une histoire incompréhensible. Une histoire n'ayant ni queue ni tête, dans laquelle les points et les virgules ne seraient pas différenciés et dans laquelle les points d'interrogation auraient le même rôle que les points d'exclamation. Une histoire qui ne voudrait rien dire, un livre écrit pour rien.

___Maintenant imaginez-vous devant une feuille de papier, un stylo en main, en train d'essayer de placer des mots sur vos maux, en train de chercher les comparaisons les mieux appropriées. Essayez de vous imaginer en train de vouloir placer des mots sur vos maux en étant le plus précis et le plus explicite possible.

___Mais au final, vous en arrivez toujours au même point. Ecrivez seulement « j'ai mal » sur un bout de papier sans rien expliquer. Posez-le sur la table en vous disant qu'une fois encore vous n'avez pas réussi à poser des mots sur vos maux et priez pour que ceux qui liront ce bout de papier comprennent.




Mademoiselle M.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 07:17

Modifié le vendredi 01 mai 2009 15:12

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer l'intérêt de me lever chaque matin, pour passer mes journées inutiles au bord des larmes, pour ensuite me recoucher et me relever le lendemain dans le même état ?

Quelqu'un pourrait-il m'expliquer l'intérêt de me lever chaque matin, pour passer mes journées inutiles au bord des larmes, pour ensuite me recoucher et me relever le lendemain dans le même état ?
Il faisait presque noir. C'était le matin, mon réveille venait de sonner. Alors que j'avais ouvert le volet pour voir la lumière du jour, le ciel était encore foncé et les rues encore sombres. En posant un pied par terre, puis l'autre, je m'étais assise sur mon lit. Les larmes aux yeux, j'avais mal. Je voulais juste me recoucher, repartir dans un sommeil profond pour ne plus jamais me réveiller. Je marchais vers la salle de bain, les cheveux mal coiffés. Une fois prête, il fallait que je parte au lycée. Les rues étaient désertes, c'était le néant dans ma tête. Je marchais tout droit en fixant le sol. La journée se passait dans les cours, les larmes, le mal, la déchirure, la haine. Et en rentrant le soir, je me recouchais en n'ayant qu'une seule crainte : celle de me réveiller le lendemain matin, car je savais que le lendemain, je me réveillerai dans le même état, passerai ma journée dans le même état, et me recoucherai dans le même état, avec toujours la même crainte.

Mademoiselle M.

# Posté le mercredi 24 septembre 2008 14:19

Modifié le jeudi 30 avril 2009 11:19

Maman (U)(L)

Maman (U)(L)
Maman,
Je ne t'oublie pas
Chaque jour je pense à toi.
Je sais qu'à présent tu es parmi les étoiles
Et qu'autour de moi tu tisses une toile.
Une toile pour me protéger
Me protéger de tous les dangers.
Ton absence est douloureuse
Mais au moins tu es heureuse.
Quand dans ma tête ta voix raisonne
Mon corps durcis et frissonne.
Mes larmes coulent toujours
Mes larmes coulent chaque jour.
Je voudrais oublier ce mois de juin
Où ton c½ur s'est éteint.
Je te laisse aller où tu dois aller
Mais ton âme ne mourra jamais.
Si la mort t'a appelée
C'est que tu devais y aller.
Si la mort t'a prise en main
C'est que tu dois suivre ce chemin.
Va où tu dois aller
Mais je t'en prie ne nous oublie jamais.

Mademoiselle M.

# Posté le samedi 27 septembre 2008 06:52

Modifié le mercredi 03 juin 2009 13:44